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Publication en cours.

 

Olivier Sauvageot, dit DU CROISY
Chanson : février, assumant le rôle du Tiers état, fait l'éloge du calendrier républicain

Claude GLEIZAL
Projets de décrets proposés par Claude GLElZAL, député de l'Ardèche à la Convention nationale, le 26 décembre 1792, sur la peine à infliger à Louis Capet et sur les mesures à prendre après son jugement. Si les députés de la Restauration avaient eu connaissance de ce document déterré par les compilateurs des Archives parlementaires, nul doute qu’ils n’eussent pas délibéré sur les droits à pension de Gleizal.

 

Jean-Guillaume LOCRÉ

Anatole CLAVEAU et Adrien MARX
Avec Profils parlementaires (Dentu, 1869), Claveau a livré une sorte de trombinoscope moral (et souvent caustique) du Corps législatif de 1863-1869 tandis qu'Adrien Marx (Un peu de tout, 1868) s'est borné à quelques portraits d'orateurs en action. Pour l'instant, on n'a retenu ici que les trois notices communes : de Thiers, de Jules Favre et d'Émile Ollivier, ainsi que la notice consacrée par Marx à Rouher.

Gaston BERGERET

Quinze jours à Sainte-Pélagie : que la République était belle sous l’Empire !

Les événements de Pontax : Que peut faire le maire d’une ville portuaire lorsque lui arrivent on ne sait d’où les messages d’un capitaine de canonnière exigeant une réception d’apparat… et le recrutement de soixante vierges pour le délassement de son équipage ? À peu près rien. Mais quand le canular devient réalité, que ce marin pulvérise la porte de l’hôtel de ville et lui promet la pendaison pour prix de son inaction, il ne peut que se plier aux demandes du forban en espérant que les autorités supérieures, civiles et militaires, viendront à son secours. Mais celles-ci sont paralysées par des conflits de compétences, par des querelles de personnes ou de partis, puis par une crise ministérielle. Pendant ce temps, la population de Pontax se laisse impressionner par la politesse de surface de l’occupant, les commerçants se hâtent de pourvoir l’équipage du nécessaire et même du superflu aux dépens de la commune et les femmes se disputent les faveurs des arrivants. Le maire, cocu mais sauf, ou plutôt sauf parce que cocu, n’aura plus qu’à solder la dépense par un nouvel impôt…
L’humoriste déroule ici la mécanique de l’impuissance politique, mais cette satire des institutions se double d’une satire des mœurs : la défaillance des autorités favorise l’esprit de collaboration. Bergeret, pourtant plutôt enclin dans ses nouvelles à illustrer la supériorité des femmes, n’épargne en effet personne, sinon peut-être le maire, anti-héros victime de toutes parts : du pirate, de ses administrés et de l’État.
La nouvelle, publiée en 1883 dans la Revue politique et littéraire, a fait l’objet de quelques rééditions au moins jusqu’en 1928. Alfred Sauvy (Aux sources de l'humour, éd. Odile Jacob, 1988, p. 42-43) en faisait grand cas, s'étonnant qu’elle n'ait jamais été adaptée pour le cinéma alors que le découpage était « tout fait et les gags tout écrits ». À défaut, on pourrait au moins republier l’édition Carteret de 1899 : le texte, calligraphié, y est accompagné de 400 dessins, rehaussés d’aquarelle, signés Henriot. Lecture faisant, on en rencontrera quelques pages – dont la photographie mérite certes d'être améliorée.

La discussion du budget : un des Contes modernes publiés en 1886