Les trois SR de la Constituante de 1849 et de l'Assemblée nationale législative sont : Denis-Lagarde  (voir époque précédente), Pourchel et Maurel Dupeyré. Le premier restant chef des Procès-verbaux mais étant, en outre, "chargé de la surveillance du service sténographique" - alors dirigé par Lemansois-Duprey (ancien sténographe du Moniteur, nommé secrétaire général de la questure en 1848). Idem en 1850.


9. Alfred POURCHEL

(Amiens, 1813 - Vanves, 1890), fils d'un employé de mairie, donna en 1835 un drame en cinq actes et en vers intitulé Une chrétienne et Néron. Dans l'Almanach populaire, il fit aussi paraître Deux filles du peuple, histoire de deux sœurs (d'Amiens) qui aimèrent, l'une un "conspirateur de club", un "radical", dit le critique du Semeur (journal religieux, Noël 1839), l'autre un espion de police, et qui finirent dans la même fosse. Cela est "tout ensemble mauvais et plat", conclut l'article…
Se lia avec Rachel en 1839. Écrivit dans Le Bon sens, journal populaire d'opposition constitutionnelle (y serait entré en 1834, en même temps que Louis Blanc, et y est probablement resté sous la direction de celui-ci, 1837-1839, jusqu'à la disparition du journal). Fut ensuite rédacteur du National sous Marrast. Se présenta en vain aux élections législatives d'avril 1848 à Amiens, sur la liste du comité national républicain.
Début mai 1848, présenté par Marrast, il est "appelé" au poste de secrétaire-rédacteur sous la Constituante ; "conservé" sous la Législative, il fut "remercié" après le coup d'État  : « il avait été journaliste avant 1848, et il ne cachait pas ses opinions républicaines » (Journal de Toulouse du 17 juin 1852).
En 1855, fait donner à l'Odéon une comédie en vers, Un conseil d'ami. Une comédie-vaudeville fut représentée à la Gaieté en 1860 : La toilette de ma femme. La Gazette anecdotique écrira en 1890 : "auteur d'un certain nombre de vaudevilles joués jadis au théâtre Saint-Marcel sous la direction de Bocage ". De fait, il semble que Pourchel ne donna plus de pièces après la mort de ce dernier (1862).
Il sera réintégré en 1865, d'abord comme secrétaire-rédacteur auxiliaire (au moins jusqu'en 1873), puis comme titulaire. Il prendra sa retraite en 1883 – à 70 ans, comme il était de règle.
Sources : Histoire de la ville d'Amiens de H. Dusevel et Histoire de la ville d'Amiens au XIXe s. d'Albéric Calonne. Chercher : Documents pour l'histoire de la presse…, P. Albert et al., 1977, p. 245.

(On trouvera la notice de Maurel-Dupeyré au chapitre suivant)